English English French French

Dans le Bleu du ciel …

18 juin 2018

[Cliquez sur l’image pour voir la galerie]

Après l’eau de toilette et l’eau de parfum, Chanel lance le parfum Bleu, pour hommes. Une fragrance dont l’intensité a inspiré tout une histoire aux photographes et stylistes Didier Cometti et Angelo Buonomo. Model: Sébastien François @ M Management. Model Manager: Guillaume Hamilton Donsante @ M Management. Avec les mots de: Isabelle Cerboneschi. Photographies: Buonomo & Cometti.

« Je me réveille en sueur. Il est quelle heure? Cinq heures du matin. Il fait si chaud. Les draps collent à mon corps. J’ai besoin de sentir l’air frais de l’aube qui effleure ma peau. Je me sens vivant comme jamais.

A côté de moi, Elle inspire et expire lentement, de cette respiration calme des dormeurs qui font des rêves doux. Me lever sans la réveiller. L’air est dense, empli de cette poussière des villes qui manquent d’eau. Moi aussi, je manque d’eau. J’avale un verre de liquide glacé sorti du frigo. Elle pense que le froid, au réveil, fait du mal à mon corps, mais elle dort.

Une douche, vite. Laver les souvenirs de la nuit, même si ils sont beaux. Une première nuit n’est pas forcément le prélude de merveilleux lendemains, mais les nôtres le seront, je le sais. Combien de lendemains? Quelle importance…

J’ai soudain besoin d’air. Quelques gouttes de Bleu, le parfum, derrière l’oreille et dans le creux de la gorge. J’aime sentir cette odeur de lavande, de bois de cèdre et de santal, quand je respire. M’imaginer dans une forêt, sentir la puissance des arbres élevés vers le ciel, sentir battre le pouls de la terre sous mes pieds. Elle me l’a offert. Elle a compris mieux que les autres mon besoin vital d’espace, de liberté non surveillée. Quelques gouttes suffisent.

Je m’habille, je prends les clefs de ma Prius, et je sors. Direction le Sud par la Nationale 7. On l’appelle la route Bleue… Ça ne m’étonne pas.

Elle se réveille, s’étire comme un chat, jette les draps loin d’elle de la pointe du pied. Elle aimerait bien rester encore, la tête sur l’oreiller, moelleux nuage qui berce ses pensées. Elle garde les yeux fermés. Sourit. Tend la main en quête d’une autre peau que la sienne, mais n’effleure que les draps et un morceau de papier sur lequel est écrit: « Je suis descendu vers la mer. Besoin de me baigner dans le bleu du ciel. Villa La Pausa. Rejoins moi?… »