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De l’or éthique pour un luxe plus respectueux

25 avril 2018

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Lors de la dernière édition de Baselworld 2018, Chopard annonçait son engagement total en matière d’or éthique. Un geste fort. Quand l’industrie du luxe se met à l’heure du respect de l’humain et de la nature. – Joël A. Grandjean / TàG Press +41. v

Sur la scène du centre des congrès de Bâle, au Swisshotel transformé en réceptacle des médias mondiaux, même les 25 ans de la ligne Happy Sport avaient été relégués au second plan. Tout pour la planète? Chopard avait mis l’accent sur le luxe durable et, au vu de ses connexions avec les tapis rouges du monde, les stars pourraient inévitablement se transformer en ambassadrices d’une noble cause.

Traçabilité de l’or

Dès juillet 2018, 100 % de l’or utilisé par Chopard sera irréprochable en matière d’éthique. La vraie valeur d’un bijou ou d’une montre, quelle que soit la noblesse du matériau utilisé pour sa fabrication, c’est la certitude qu’il n’est entaché par aucune exploitation, si petite soit-elle, et ce, depuis le stade l’extraction jusqu’à la plus subtile des transformations. Que peut en effet bien valoir le plus beau des bijoux s’il a été à un moment où à un autre, manipulé par une main d’enfant, par une employée esclavagisée ou par un mineur sous-payé, dangereusement exposé dans son environnement de travail?

Si ce combat n’est pas nouveau dans le secteur du luxe, s’il a fait parfois le jeu des annonces marketing plus que des déterminations morales, le fait qu’une maison indépendante telle que Chopard, propriétaire de sa propre fonderie, décide d’effectuer un voyage vers un monde plus vertueux, risque d’avoir un énorme impact sur le secteur, mais aussi sur les marchés. Car, en tant que marque joaillière et horlogère, partenaire du Festival de Cannes, en tant que «sublimeuse» patentée des plus grandes stars mondiales aux portes de la montée des marches, son engagement n’en sera que mieux amplifié.

Des stars en renforts, un ange comme modèle

Déjà, à Baselword 2018, quelques vedettes étaient sur scène, entourant les deux co-présidents de Chopard, Karl-Friedrich et Caroline Scheufele: l’acteur britannique Colin Firth et son épouse la productrice italienne Livia Firth, Julianne Moore, le mannequin américain Arizona Muse, l’auteur-compositeur-interprète de Chine continentale Roy Wang, l’un des jeunes musiciens les plus influents de la planète.

Au cœur de cette aréopage de célébrités, il y avait aussi le mannequin chypriotico-congolais Noëlla Coursaris Munsuka à l’origine de la Georges Malaika Foundation, une institution créée à la mémoire de son père. Malaika signifie ange en swahili. Cette sublissime muse des photographes de mode met sa notoriété au service de l’éducation des jeunes filles au Congo. Elle incarne surtout l’une des figures de proue internationales qui s’engagent. Sa voix déterminée et douce est celle de la prise de conscience d’une des plus glaciales réalités contemporaines: son pays producteur d’or, regorge d’enfants miséreux qui doivent survivre dans la pauvreté et le dénuement. Emouvante, son interpellation se fit encore plus concrète puisque, au-delà de cet or que tous ne peuvent pas s’offrir, il y a ce cobalt que l’on trouve dans n’importe quel téléphone portable et dont son Congo regorge.

L’horlogerie suisse, dans sa course communicationnelle autour du monde, s’offre donc en 2018, un voyage vers un monde que l’on espère meilleur…