Pour faire le portrait d’un oiseau, d’une fleur ou de la vie qui nous entoure

 In ART, CULTURE, NATURE, PEINTURE, PERSONNALITÉ

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L’artiste Diane Lingjaerde-Bourgeois dans son atelier.

Il arrive qu’une fleur, une feuille, un trésor découverts au détour d’une promenade réveille notre âme créative. Celle-ci, aussi farouche que l’oiseau, peut se laisser apprivoiser au cours d’un stage de techniques artistiques, comme celle de l’aquarelle botanique. Marche à suivre – Diane Lingjaerde-Bourgeois

 

Pour faire le portrait d’une fleur ou de tout trésor rencontré au détour d’une promenade, il faut d’abord le choisir, le cueillir et le ramener à la table de travail en le préservant amoureusement. Là, une séance photo s’impose, pour chercher l’angle juste et fixer une première fois son essence fragile, référence utile lorsque la belle aura perdu ses couleurs et ses formes. Commence ensuite le travail de saisie au crayon, une esquisse ou deux, puis le tracé final d’un crayon léger, qui soutiendra comme un squelette presque invisible la chair lumineuse et colorée.

Il faudra très vite se battre contre les premiers doutes et les traverser, en y pensant le moins possible, en restant concentré sur un seul objectif: regarder, regarder encore, et poser d’un trait, d’une valeur ombrée ce que l’on voit et rien d’autre. Ne surtout pas dessiner ce que l’on croit avoir vu, le mental est farceur, il nous joue tant de tours en croyant bien faire. Il faut vérifier, mesurer, comparer et ne dessiner que la vérité, rien que la vérité.

Une fois franchie l’étape du dessin, c’est le chemin aussi ardu que passionnant de la couleur que l’on emprunte, afin de sculpter les volumes et les textures, à tout petits coups de pinceau. Il faut des heures de travail et une patience d’ange pour rendre compte des merveilles de la nature. C’est souvent une course contre le temps, car les sujets se fanent plus vite que leur ombre. C’est aussi une lutte contre notre juge intérieur, qu’il faut soudoyer pour qu’il porte un regard aimant sur l’oeuvre en devenir, du moins en attendant que celle-ci honore ses promesses de traversée du miroir, ce moment magique où l’on entre en communion avec le sujet. Une rencontre au sommet où l’on se retourne avec autant de satisfaction que de fierté pour contempler le chemin parcouru.

Pour parvenir à ce Graal, ce moment béni où le coeur et les yeux chantent la même chanson, il est bon de s’équiper  convenablement, mais aussi de bien s’entourer. Les bons pinceaux, les bonnes couleurs mais aussi la bonne personne pour vous accompagner sur ce parcours de haute-voltige. Celle qui vous entraînera contre vents et marées au-delà de vos colonnes d’Hercule pour aller explorer des mondes que vous n’auriez jamais imaginé découvrir un jour.

J’en ai rencontré une, et même plusieurs. Elles m’ont donné la clé d’un bonheur infini, celui d’aimer faire et de faire aimer.

 

L’artiste Diane Lingjaerde-Bourgeois organise des workshops et des cours privés de différentes techniques artistiques, de l’aquarelle botanique aux carnets de voyage en passant par l’initiation au trompe-l’œil ou les papiers découpés.

Renseignements: https://dianebourgeois.com/contact/

 

Rendre la beauté d’une fleur avec la technique de l’aquarelle botanique demande une grande minutie.

 

 

 

 

 

 

Toutes les aquarelles botaniques ont été réalisées par Diane Lingjaerde-Bourgeois.

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