Parfums de crépuscule

La nuit serait-elle l’amie intime des parfumeurs ? Ces derniers mois, les plus belles maisons de parfums ont lancé de très belles compositions de nuit. De La nuit tombée chez Serge Lutens à Impedia chez BDK, ALL I C met en avant les plus belles pièces du vestiaire olfactif nocturne. Valérie Donchez

La nuit tombée de Serge Lutens

C’est un chypre qui n’ose se prononcer, un frisson dans la nuit, un contrat entre l’intime et le quant-à-soi. La nuit tombée l’ombre parle, telle une brume sur Terre », écrit Serge Lutens.

Chez Serge Lutens, les roses parlent la nuit, une robe s’invente pour en traverser l’obscurité, le jasmin se fait somnambule. La nuit est plus pour Serge Lutens qu’une belle qui éclate ses parcelles en étoiles. C’est une vieille connaissance, avec laquelle il aime jouer entre illusions et révélations. De Nuit de cellophane à A la nuit, il en a exploré les facettes les plus désirables.

Avec La nuit tombée, nouvel opus de la collection noire qui lui est si chère, c’est la mémoire d’une nuit d’un noir épais, teintée d’oliban, qu’il met en flacon. La nuit tombée révèle-t-elle celui qui la porte ou ceux qui l’entourent ?

C’est une nuit d’un noir épais mais terriblement attirant que Serge Lutens a imaginée. L’oliban se détache en tête (même s’il doit être en cœur) irradiant à tel point qu’on oublie qu’il n’est pas lumière. Il joue de sensualité avec le patchouli le temps d’un dernier verre.

Dessous, une animalité propre à l’obscurité se dégage, se mêlant aux notes de cèdre. La nuit tombée se porte comme un polar à même la peau. Le nez frissonne, les sens sont en alerte mais le patchouli se fait si invitant qu’il attire même les plus frileux. C’est un chypre noir, composé d’essence d’oliban, de patchouli, de cèdre qui donne envie de se rapprocher un peu, juste un peu, encore un peu, quitte à se brûler dans le noir.

Sleep No More de Dissident Parfums

Coup de foudre pour une fragrance singulière qui vous emmène, en tête, chez Comme des Garçons avant de vous propulser, de façon totalement inattendue, dans le bureau de George Sand.

Une lumière éclatante d’énergie arrive en pleine tête, rappelant une époque où la hardiesse se portait comme une chemise ouverte. Elle se tamise ensuite, presque fauve, rappelant un parfum qui ne passa pas inaperçu lors de sa création : George, le premier parfum d’Anaïs Biguine, véritable hommage des plus couillus à George Sand dans ses heures créatives.

L’inspiration derrière ce parfum ? Une célèbre pièce new-yorkaise, comme le raconte Alexandre M qui fut le premier à m’évoquer le terme de parfums “crépusculaires”
quand je lui expliquais mon désir de me pencher sur l’olfaction de la fin de journée, des parfums à porter quand les promesses de la nuit se heurtent encore à la pudeur du jour.

“Pour moi c’est un parfum très nocturne, explique-t-il. L’expérience à laquelle je rends hommage dans ce parfum, c’est une expérience qui se passait dans une ambiance très tamisée, celle d’une pièce de théâtre immersive qui s’est déroulée à New York. Mais je ne voulais pas créer quelque chose de sombre. Je voulais aussi injecter un peu de luminosité dans le parfum pour que ce soit une expérience agréable. L’idée était de retranscrire le sentiment d’excitation très intense qui nous saisit au début de la pièce. On est jeté en arrivant dans un décor absolument incroyable sans savoir ce qu’il va se passer, ce qu’il faut faire.

Avec des notes épicées, du rhum, j’ai souhaité ensuite une poursuite sur la peau avec quelque chose de beaucoup plus doux, de très enveloppant, comme une caresse avec une touche de sensualité pour créer l’effet d’un cocon de protection olfactif qui accompagnerait jusqu’à la fin de l’expérience.”

Sleep No More est toutefois un parfum qui convoque nos petits démons. “Effectivement, je veux quand même qu’il y ait du challenge sur la peau, que Sleep No More interpelle un peu. J’attends une communication entre les sens et le parfum. Parce qu’il y a déjà tellement de créations sur le marché qu’on finit par s’ennuyer s’il ne se passe rien entre le parfum et nous.”

Les femmes du Khédive de Créateur Olfactif

L’une des plus belles créations d’intérieur du parfumeur Mustafa Moneir (Créateur Olfactif), Les femmes du Khédive, évoque un délicieux parfum de nuit.

“L’histoire se déroule au début du XXe siècle, dans une manufacture de tabac située au 61, route des Chênes à Genève, raconte le parfumeur Mustafa Moneir. Seules des femmes y roulaient le tabac pour en faire des cigarettes grâce à leur dextérité et une hiérarchie sociale bien différente entre les hommes et les femmes. Pourtant, il leur était interdit de fumer les cigarettes qu’elles roulaient. Dans la société de l’époque, entre 1913 et 1915, fumer était très mal vu, comme c’était le cas pour une femme au début du XXe siècle. J’ai donc voulu rendre hommage à ces femmes qui travaillaient dans cette manufacture, créant des cigarettes de luxe sans avoir le droit de les fumer. Les parfums de tabac sont généralement assez sucrés, avec une note de vanille, comme Tobacco Vanille de Tom Ford, par exemple. J’ai souhaité créer un parfum sensuel, un tabac qui dégage cette sensualité. J’y ai ajouté une note de fleur de tabac, une fleur nocturne. C’est sensuel, parfait pour le crépuscule.”

Les nuits de Voyages Imaginaires

Comme un gant aborde la nuit dans une explosion de naturels et rappelle un crépuscule frissonnant d’envie et de douceur. “ C’est ce qu’on appelle de la chimie verte, explique Camille Goutal, créatrice de la marque Voyages Imaginaires avec la parfumeuse Isabelle Doyen. Ce sont des molécules qui sont obtenues à partir de naturels, mais qui ont été transformées.”

Sur peau, Comme un gant rappelle une chemise volée à un homme aimé. Inspirées par une œuvre de l’artiste plasticienne Claudine Drai, Camille Goutal et Isabelle Doyen ont essayé de retranscrire dans Comme un gant son envie d’apporter de la lumière dans une forme d’obscurité intime.

“Claudine Drai nomme ses œuvres en papier “ses anges”. Elle fait une multitude de petits personnages, un peu éthérés, qui sont empreints d’une idée d’envolée, s’enthousiasme Camille. Face à eux, je ressens une part de mystère, quelque chose d’un peu plus sombre, en contraste. Et c’est ce qu’Isabelle et moi avons essayé de retranscrire dans le parfum avec un côté très lumineux, très doux. On voulait faire un santal très lumineux pour exprimer ce qu’on avait ressenti devant cette œuvre, pleine de douceur, d’envolées, de sentiments. On a travaillé sur des notes un peu lactées, pour exprimer la blancheur de ses œuvres.”

Camille rappelle à juste titre que Comme un gant est un parfum crépusculaire jouant de contraste entre ombre et lumière. “Pour apporter de la lumière, il faut une part d’ombre. Il n’y a pas de lumière sans ombre. J’adore la nuit et le crépuscule me paraît toujours très doux.”

Dans La couleur de la nuit, une autre de leurs créations sublimes, les deux créatrices ont voulu exprimer l’idée d’une nuit en Asie. “C’est un parfum très contrasté. Il n’est pas pour tout le monde, précise Camille.” Dans la moiteur d’une nuit asiatique, les rues scintillent sous les néons, les lanternes se réfléchissent au sol. On se sent comme dans un film de Wong Kar-Wai. Une ambiance mystérieuse accompagne nos pas tandis que de la vapeur s’élève dans les rues.”

A vue de nez conquis, la Couleur de la nuit envoûte. En fond, le parfum devient ambré, plus sombre, comme la nuit.”

La collection de parfums de nuit signés Dans le noir

Du côté de la société Dans le noir, plongeons avec la parfumeuse Suzy Le Helley dans une expérience immersive, celle de l’olfaction guidée par des malvoyants. La parfumeuse Suzy Le Helley aime à rappeler qu’il n’y a pas une nuit mais des nuits possibles et autant de parfums de nuit que de nuits à vivre avec les trois premiers opus olfactifs de la marque : Dans le noir, Cocon de nuit et Nuit insolente.

Trop puissant pour être un parfum de l’intime, Dans le Noir est un parfum du… noir. De nuit noire. Ou de jour noir. Dans le noir, Suzy le Helley voit un retour à soi. Pour le créer, la parfumeuse a eu un défi de taille : se laisser guider par des experts sensoriels déficients visuels. Pour Tiffany, l’une d’entre elles, il fallait absolument “utiliser cet outil, le noir absolu, dans tout le projet de création.” Pourtant; Dans le Noir est un parfum de regards. De regards qui parlent de désir mieux que les mots.” Une étreinte durant laquelle les corps ne se touchent pas. “On croit connaître le noir mais en fait on ne le connait pas du tout”, admet Suzy Le Helley après une telle expérience.

Camille Léveillé, la CEO de la marque, a envisagé Dans le noir comme un parfum de nuit à distribuer dans les palaces et les hôtels, un parfum féminin destiné à être partagé la nuit avec un homme. Pour cela, la parfumeuse a travaillé un invitant effet de propre avec des notes muguet, évoquant la sortie de douche avant le coucher. Vert et cardamome en tête, elle arme cette composition d’une animalité presque végétale. “J’ai eu envie d’aller vers un boisé musqué pour renforcer l’idée que les peaux se mêlent la nuit et créer par la même occasion un clin d’oeil androgyne”, explique Suzy Le Helley

Dans Cocon de nuit, le second opus, elle rend la nuit voluptueuse. Entre jasmin et tubéreuse, Suzy Le Helley crée un moment d’abandon total sur une explosion de fleurs blanches. L’osmanthus et la fleur d’oranger créent l’effet cocon, un matelas, un oreiller dans lesquels on s’enfonce. Une note animale, tapie en fond, attise la sensualité.

Une nuit insolente, le troisième opus, possède l’élégance et la force masculine de l’opus original, Dans le noir, tout en apportant un brin de folie, une douce audace, une pétillance addictives. La formule contient des phéromones (Aldron) qui se laissent sentir après l’audace des premiers instants.

Slow Burn Desire & Here We Belong, Abstraction Paris

Sombre, mystique, ce couple de parfums a été créé par la parfumeuse Amélie Jacquin pour Abstraction Paris. Pensé pour un couple (chacun le sien) dans une collection unique imaginée par Sébastien Plan, Slow Burn Desire porte bien son nom.

“L’idée de base, c’était l’encens, l’odeur de foin et d’herbes séchées que je voulais retrouver dans les deux parfums, raconte Amélie Jacquin. Mon idée, c’était de réussir à faire un couple de parfums autour de l’encens.” Dans Slow Burn Desire, le désir brûle doucement, texturé par du sylkolide, un musc captif de Givaudan, pour un effet presque soyeux. “Je voulais que de la lumière entre par le fond”, poursuit-elle.

Avec Here We Belong, on plonge dans une nuit d’élégance et les mystères d’un homme. Le musc sylkolide apporte une telle texture que le parfum convoque les mains et non les mots. Sous les couches textiles, on cherche à effeuiller sa veste, une chemise jusqu’à atteindre la peau d’un homme, texturée elle aussi par son grain. Une sensualité masculine incroyable émane de ce parfum qui fait de la peau une strate et non une fin. Sous la peau, on sent encore un chemin.

Le premier parfum de nuit qu’Amélie Jacquin a adoré était Fracas créé par Germaine Cellier en 1948 pour Robert Piguet dans une opulence de fleurs de nuit. “C’est l’un de mes parfums préférés. Il m’a accompagnée pendant toute ma carrière. Il a toujours été là. J’adore la tubéreuse. Je trouve que c’est un parfum signé, voluptueux, très présent.”

Rock The Myrrhe de Dries Van Noten

Pour Dries Van Noten, Amélie Jacquin a créé un autre parfum qui a la texture de la nuit sur peau, Rock The Myrrhe. Un parfum très chaud, rassurant. “Il se passe un truc mystique avec Rock the Myrrhe, raconte-t-elle avec enthousiasme. L’ingrédient vedette n’est pas l’encens, cette fois, mais la myrrhe qui appelle la nuit. On s’enfonce presque dans un boudoir avec cette myrrhe ornée de résines et de facettes cuirées, avec du poivre rose et du cyprès en tête.”

…et Myrrh Shadow de Bon Parfumeur

Dans Myrrh Shadow 403 pour Bon Parfumeur, qu’elle a co-créé avec le très convoité parfumeur Quentin Bisch, Amélie Jacquin confirme sa virtuosité dans l’art de travailler les résines depuis de nombreuses années. Le sacré n’est pas cérémonial, il se fait sensuel. La parfumeuse maîtrise l’art de créer du sensuel avec des notes sombres qui transportent vers la nuit, une forme d’abandon, bigarade et pamplemousse en tête pour créer l’addiction soutenue par du timur et de la cannelle en cœur. Le benjoin et la vanille en fond apporte à cette myrrhe pas si “shadow que cela” un effet de boudoir également, une envie de se glisser dans de jolis dessous et de porter du rouge à ses lèvres.

Iris Cartagena 502 Extrait de Bon Parfumeur

Ce parfum nocturne célèbre la rencontre amoureuse de Ludovic Bonneton, créateur de Bon Parfumeur, avec sa future épouse sous les cieux de Colombie, un 31 décembre. Iris et santal furent les premiers choix de cette composition très texturée.

Le parfumeur Clément Marx, qui l’a composée, a travaillé sur un impressionnant jeu de textures, avec des bois, un cacao aux facettes sombres, “pour rappeler l’atmosphère, le climat inhérent à la jungle qui accompagne cette première rencontre, un repas inoubliable partagé à deux », explique-t-il. Iris Cartagena l’extrait aurait pu se porter dans la moiteur d’un roman de Conrad, à cela près qu’il n’est point question ici des ténèbres de l’âme mais de deux coeurs qui battent la chamade à se découvrir tandis qu’ils s’enfoncent dans la nuit entre deux verres de rhum. Cette nuit-là, ils ne savent pas encore qu’ils vont s’engager pour l’éternité mais l’extrait d’Iris Cartagena 502 le sait, lui. Un extrait qui place la nuit et l’intime dans un sillage généreux.

Palissandre Night de Mizensir

C’est une autre histoire de séduction que le parfumeur Alberto Morillas raconte dans Palissandre Night. On y sentirait presque les élans d’un homme portant un loup prêt à une cour pas totalement innocente dans les jardins d’un roi, la nuit, entre deux bosquets.

Une élégance d’un autre temps vient poudrer ce parfum qui se pose sur la peau comme un regard de velours en quête d’un baiser volé (et plus si affinités.) Sa concentration à 28% lui confère une tenue intéressante. Une nuit blanche racontée en parfum quand la nature veille, témoin muet d’élans de passion étouffés.

Une très belle histoire s’écrit sur la peau au fil des heures avec ce parfum, une histoire qui libère notre imagination entre la séduction portée par un homme décidé et une ingénue pas si ingénue. Pour ce faire, Alberto a sublimé les bois pour leur part de mystère, accompagnés d’ambrox pour un effet frissonnant du feuillage alentour aux corps qui se croisent.

“Lorsque l’on crée un parfum pour la nuit, le plus difficile est de trouver l’équilibre, explique le maître parfumeur. La nuit appelle naturellement plus de profondeur, plus de sensualité, mais je crois qu’un grand parfum doit toujours conserver de l’air, du mouvement, une forme de respiration. Santal et bois de gaïac revêtent leurs plus beaux atours. Avec Palissandre Night, je ne voulais pas écrire un bois obscur ou démonstratif. Le palissandre possède déjà cette richesse naturelle, presque crémeuse, avec des nuances épicées et veloutées très élégantes. Mon travail consistait surtout à révéler sa texture, à le rendre vivant sur la peau, comme une matière qui évolue au fil des heures. J’aime l’idée d’une nuit sophistiquée mais jamais figée. Une nuit traversée par des contrastes : le bois et la lumière, la chaleur et la fraîcheur, l’ombre et la transparence. Même dans des créations plus sensuelles, j’ai toujours besoin d’apporter de la fraîcheur. C’est presque instinctif chez moi. Elle donne de l’élan au parfum, elle évite qu’il ne devienne trop lourd ou immobile.”

Palissandre Night parle moins de l’obscurité que du sillage laissé dans la nuit : quelque chose d’élégant, de calme, de profondément charnel mais toujours maîtrisé.

Night de Akro

“Dans Night, la rose apparaît, mais elle est presque minimaliste, dénudée, raconte Olivier Cresp, son créateur. On sent la rose mais on ne voit pas les épines. Elle est enrobée de muscs et de notes aldéhydées. L’idée était de lui apporter un côté clean en la posant presque sur des draps frais et propres. Elle chavire ensuite soudainement vers quelque chose de chaud, d’épicé, de très sensuel grâce à du cumin, du safran, de l’Agarwood. C’est une rose qui devient coquine, la nuit venue.”

En effet, on a l’impression que la rose d’Olivier Cresp s’amuse beaucoup. “Elle s’assume beaucoup, reprend-il. Elle a grandi.” Glamour, elle passe effectivement d’un côté froid, un peu métallique, à une overdose de chaleur qui monte, monte, monte sur le poignet sans pour autant se départir de la douceur des muscs, des aldéhydes. C’est une rose dansante, à la féminité assumée, tranchée, rieuse. Très texturée, elle évite l’écueil de l’évanescence.

C’est une femme mûre, sûre de ses charmes à la nuit tombée. On sent quelques épines, voire même des ronces, au fur et à mesure du déploiement de sa sensualité mais une grande générosité se dégage paradoxalement de sa féminité qui se frotte à quelques odeurs animales. A la fin de la nuit, les draps ne sont plus si frais mais Night n’a pas perdu de sa superbe.

L’Amour Pourpre l’Osmium de Infiniment Coty

Dans L’Amour pourpre pour la collection des Osmiums, lavande et vanille, couple nocturne, jouent sur du velours dans un abandon des plus contagieux. L’opus original, dans la famille des ambrés raffinés, avait une concentration en huile de parfum de 21%. Huile de lavande, essence de bois de santal, vanille et résines célébraient le raffinement du crépuscule sur peau.

Dans cet extrait de la collection Osmium, la concentration en huile de parfum est montée à 41%. Dora Baghriche a accentué sa texture, dans un effet presque poudré. “La parfumeuse a exacerbé la tension magistrale entre fraîcheur aromatique et chaleur ambrée, explique-t-on chez Coty. La lavande Diva Essence est transcendée avec élégance par la sauge, le géranium et la bergamote. Son côté intimiste est réchauffé par la vanille, l’AMBRÉINE S, le ciste, le patchouli et un accord Ambre Triple Infusion, ce qui en fait un parfum de paradoxe, un intime à sillage”.

Le nez étranger s’y laisse attraper, ayant l’impression de partager un secret nocturne avec celui ou celle qui porte ce parfum.

Impadia de BDK

Le petit dernier, tout juste sorti, est Impadia de BDK dans sa version parfumée pour cheveux. Epitome du crépuscule, il a la texture d’un ciel nuageux à la nuit tombante. Réalisé par le parfumeur Jordi Fernandez, Impadia est un tableau olfactif des cieux parisiens chers à David Benedek, le fondateur de la marque, illustrés de roses turques et bulgares sur un fond de vanille. Une symphonie de pétales symbolise les teintes roses orangées du crépuscule. Une chaleur s’en dégage, enlevée par quelques hespéridés.

Le parfumeur explique comment il a recréé les nuances du soleil couchant olfactivement dans cette création. “J’ai utilisé de l’intégrale de mandarine. L’Intégrale de mandarine OrpurTM1 possède des notes d’agrumes fraîches et juteuses qui apportent un sentiment de bonheur et de vivacité. Associée à la rose, elle capture les douces teintes rosées qui évoquent le dégradé de couleurs au lever du soleil. Les notes de bergamote renforcent la luminosité, tandis que les nuances chaudes et sucrées de la vanille représentent la chaleur dorée du soleil en fin de journée.”

A savourer jusqu’au lever du soleil.